mercredi 31 mars 2010

La relève en attendant...

Vous l'avez déjà vue, elle arrivera si tout va bien la semaine prochaine en même temps que Flink Fopje, c'est Gunfire, une grande bête baie qui a maintenant 4 ans, pas encore débourrée (si si c'est possible), qui va m'empêcher de tourner en rond durant ces longues journées de printemps...


Gunfire jument bwp 3 ans par Contact et Capital par Capitol

lundi 29 mars 2010

Parce que ça arrive aux meilleurs...

... et qu'il vaut mieux vérifier son harnachement avant d'aller en concours... Pour ceux qui ont loupé la chute du mois, une session de rattrapage, cliquez ICI, vous verrez Eddy se prendre une jolie pelle !

Aller dans les chutes, puis chute 7...

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Merci à tous les copains et copines qui m'ont laissé des messages d'encouragement ou de consolation un peu partout, sur mon phone, ici, ailleurs.... Tous ces petits mots m'ont vraiment fait du bien. Je ne pleure plus, du moins j'essaie, car je sais qu'il y a plus grave dans la vie. Et j'ai déjà assez pleuré pour les chevaux.
Ceux qui tombent malades et vous rendent fous de stress pendant des mois, ceux qui vont bien et qui s'en vont subitement, sans crier gare...ceux qui vous sont arrachés à votre insu quand vous ne vous y attendez pas du tout. Et puis Quid, que j'adore et que je considère comme mon cheval... qui n'a pas eu beaucoup de chance de se casser un bout d'os en galopant dans son paddock.
Dès les premières fois où je suis montée dessus, je me disais que c'était pas un cheval comme les autres. En tout cas je n'en avais jamais monté qui m'apportaient tout cela.
J'ai râlé souvent, pleuré parfois, de dépit, de rage, d'énervement, de me sentir trop nulle pour monter avec finesse ce jaune qui se pilotait avec 2 doigts... J'ai souri aussi, beaucoup, énormément, des heures durant, à goûter mon plaisir de le monter dehors, dedans, sur le plat, à l'obstacle quand il a commencé à m'écouter et que j'avais l'impression d'y arriver un peu mieux, et sur le cross, toujours un peu (beaucoup) trimballée, la locomotive sous les fesses, sentant que rien ne pouvait nous arriver à part passer trop vite entre les fanions...
Et puis je me retourne, je regarde derrière moi, je me dis "quelle aventure !"... Elle était belle, celle-là, particulière. La partager avec vous, c'était chouette aussi. Montrer mes galères et mes moments de joie, ça devenait une habitude nécessaire. Et ça m'a permis d'avoir plein de souvenirs dans la boîte, des photos en quantités, des vidéos qui se comptent par dizaines, et puis les images dans la tête.
Souvent on dit que ce qui est dur, c'est quand on sait. Quand on sait que tout va s'arrêter. C'est ça qui me consume en ce moment. Je vais le soigner chaque jour, et je ne peux m'empêcher à chaque fois de me dire que je ne monterai plus dessus. Que je ne sentirai plus ce contact si particulier tout moelleux dans mes rênes, le miel de la bouche du cheval qui n'aime pas qu'on lui tire dessus et qui sait se montrer si léger qu'on en oublie qu'il faut de la tension dans tout ça...
Je me souviens encore trop bien des premiers trottings que je faisais avec lui, l'année de ses 4 ans. J'arrivais à peine à trouver ma place au trot enlevé, tellement ça me brassait d'être passée d'une super petite trottinette à ce cheval racé et dans le sang qui lançait les pattes avec énormément d'énergie, sans jamais tempérer son effort.
Tout ça me laisse un amer goût d'inaccompli, car c'est très frustrant d'en arriver à avoir le cheval dressé, de le connaître comme sa poche, et de ne pas avoir le temps d'aller exploiter ses qualités en compétition. Et en même temps, ça me permettra toujours un peu de rêver, sans avoir connu de désenchantement de défaites à répétition.

A présent, il faut tourner la page, il faut aller de l'avant. Que vais-je devenir sans le poulain jaune ? Une instit riche peut-être ?
Pour l'instant, je vais monter pour ne pas perdre la main. Et je dois avouer que ceux que je monte, qui sont loin d'être de mauvais chevaux puisque ce sont ceux qu'Eddy monte au quotidien, ne m'apportent pas le dixième du plaisir que m'apportait mon poulain jaune. Mais j'y arriverai, au futur simple et pas au conditionnel. Je surmonterai cette déception et si je suis un peu patiente, je me lancerai moi aussi un jour dans la merveilleuse expérience qui consiste à devenir propriétaire, pour enfin avoir des emmerdes jusqu'au cou à cause de mon équidé ! ;-)

Allez, je dois vous avouer que ce soir, ressasser ces souvenirs me secoue vraiment et pour aller dormir il va falloir que je me fasse un peu aider. Mais bientôt je vous apporterai des nouvelles d'autres quadrupèdes qui me donneront du fil à retordre et qui m'apporteront le sourire à leur tour.

La vie ça fait des vagues, on va dire que là, c'est une période de creux. D'aucuns diront qu'il s'agit de la malédiction des années paires, pour moi c'est peut-être simplement ce qui nous rappelle à chaque instant que quand ça va bien, il faut vraiment en profiter, s'en rendre compte, apprécier chaque minute de bonheur, car celle-ci est plutôt du genre fugace !

Allez, ne soyez pas rabat-joie, je sens que mon côté Caliméro de ce soir ne vous emballe pas, mais il fallait que je ferme le livre que j'ai ouvert en décembre 2007. Quid, c'est terminé pour moi. Je le pleurerai encore longtemps, mais il ira bien dans quelques temps et avec un peu de chance, je le croiserai en complet l'année prochaine, avec sur son dos son "papa" ou sa "maman" qui l'aiment tant et qui m'ont fait confiance jusqu'à présent.

jeudi 25 mars 2010

Quand c'est la merde, c'est la merde


Vous n'aviez pas de nouvelles du poulain jaune, normal, je n'avais vraiment pas le courage et la force de vous écrire ce message, mais je me lance ce soir, car le sommeil de toute façon n'est pas prévu pour l'instant...

Jeudi, après avoir passé une journée au pré, le jaune tout fringant tournait à la longe le soir, autour de sa cavalière qui ne se lassait pas de le regarder marcher...
Et puis un doute s'est montré au trot à main droite, pas à main gauche. Bizarre, l'impression qu'il se retenait.
Le lendemain, un peu inquiète, je monte tranquille, et après balade au pas, petit travail sur le plat en carrière, je le trouve bof pas très allant, mais plus gêné qu'autre chose. Je ne vois rien aux pattes, pas spécialement chaud, pas spécialement sensible quand je tripote les tendons.
Bon, samedi je me dis, on va aller se promener. RAS, tout content de profiter du soleil, Neuneu semblait avoir la frite.
Dimanche je l'emmène à la Roche pour une éventuelle séance d'obstacle, mais à la détente, je le trouve toujours un peu bizarre. Eddy voit bien un p'tit truc, mais pas suffisant pour le déclarer boiteux. On saute une croix, et là je suis sûre qu'il y a un truc pas net. On arrête tout et c'est décidé, la véto sera appelée lundi matin.
Elle n'a pu venir que mercredi matin, alors entre temps, ça a été balade au pas et pré... Mais c'était sans compter que Neuneu, quand il a envie de courir au pré, il ne s'interroge pas sur la petite irrégularité détectée par sa cavalière... Il a vraisemblablement trop couru ce jour là, car le soir, le maréchal me demande de le trotter dans la cour (je lui avais demandé si c'était possible de sonder les pieds pour voir si ce n'était pas du à une bleime), et là, je le vois vraiment boiter, comme jamais ! Pétard de bleu, là je sens que c'est pas bon du tout, et je passe un très mauvaise nuit...
Le lendemain, le diagnostic tombe : D'abord à la visite clinique, elle voit une tendinite du suspenseur du boulet antérieur gauche et une flexion positive jarret droit. Plus tard dans la journée elle revient pour les radios, et là, fantastique, c'est une fracture du métacarpien rudimentaire latéral externe... Génial, y'a pas d'autres mots !


Comment il s'est fait ça ? Mystère... Comment ça se soigne ? 3 mois de boxe pour commencer, et après il faut voir comment ça s'est ressoudé aux radios... Et en fonction, 2 options : Opération si en cicatrisant l'os a fait un suros, qui viendrait frotter à nouveau sur le tendon du suspenseur, ou alors c'est bon et il peut recommencer tout doucement à travailler...

Voilà les bonnes nouvelles.

Dur dur

dimanche 14 mars 2010

CSO à Berk en Brousse

Hier un "Grand prix" 105 sur lequel on fait 2 barres en fin de tour :


Quid de la Collerie CSO Bourg 13 mars 2010

Et aujourd'hui, une vitesse 105 sans faute, avec un demi-point de temps dépassé :


Quid de la Collerie CSO Bourg 14 mars 2010

mercredi 10 mars 2010

Overbookage total

Oui christine, comme tu le dis fort bien dans l'un de tes commentaires, je galère trop avec ma nouvelle classe de CM2 qui m'occupe plus qu'assez ! Et il semblerait que je la garde un moment cette classe à 40 minutes de chez moi !

Et puis l'ambiance est un poil morose avec ce temps pourri qui n'en finit pas d'être froid et venteux... Alors pour vous donner des news du poulain jaune, c'est une affaire d'organisation hyper serrée !

Il est toujours en forme l'animal, comme d'hab, et mis à part quelques bleus par ci par là qu'il arrive à se faire au boxe en se roulant ou au pré les jours où il lui prend l'envie de faire n'importe quoi, il pète la frite. Moi un peu moins, surtout que je commence à me méfier vraiment de ses réactions somme toute assez surprenantes parfois ! Quand il fait 2 jours de glande, balade au pas et pré par exemple, le 3ème jour, j'ai un peu de mal à l'avoir calme, et tout est prétexte à l'énervement... Il se met debout maintenant le c.., quand un cheval passe près de lui et le regarde de travers, ou se jette sur le côté, très pratique ! Heureusement, il a pas beaucoup de force dans les jarrets, alors il monte pas très haut, mais ça me fait moyennement rire... J'espère qu'au moment de rentrer sur le carré de Brazey, ce sera loin, très loin de ses intentions !

Si c'est pas annulé d'ici là, je vais faire encore un peu de concours qui pique à Bourg ce week-end pour 2 petites épreuves de travail. On verra bien si l'animal est de bonne constitution cette fois-ci !

Et puis vous l'avez compris, c'est le début de la saison des poulinages, alors vous ne serez pas trop étonnés si je vous dis que j'ai enfin réussi à en filmer un rien que pour vous, et les photos de cette magnifique petite pouliche se trouvent juste après... Encore une Bentley : la beauté, c'est génétique !


Poulinage au Temple mars 2010