
Merci à tous les copains et copines qui m'ont laissé des messages d'encouragement ou de consolation un peu partout, sur mon phone, ici, ailleurs.... Tous ces petits mots m'ont vraiment fait du bien. Je ne pleure plus, du moins j'essaie, car je sais qu'il y a plus grave dans la vie. Et j'ai déjà assez pleuré pour les chevaux.
Ceux qui tombent malades et vous rendent fous de stress pendant des mois, ceux qui vont bien et qui s'en vont subitement, sans crier gare...ceux qui vous sont arrachés à votre insu quand vous ne vous y attendez pas du tout. Et puis Quid, que j'adore et que je considère comme mon cheval... qui n'a pas eu beaucoup de chance de se casser un bout d'os en galopant dans son paddock.
Dès les premières fois où je suis montée dessus, je me disais que c'était pas un cheval comme les autres. En tout cas je n'en avais jamais monté qui m'apportaient tout cela.
J'ai râlé souvent, pleuré parfois, de dépit, de rage, d'énervement, de me sentir trop nulle pour monter avec finesse ce jaune qui se pilotait avec 2 doigts... J'ai souri aussi, beaucoup, énormément, des heures durant, à goûter mon plaisir de le monter dehors, dedans, sur le plat, à l'obstacle quand il a commencé à m'écouter et que j'avais l'impression d'y arriver un peu mieux, et sur le cross, toujours un peu (beaucoup) trimballée, la locomotive sous les fesses, sentant que rien ne pouvait nous arriver à part passer trop vite entre les fanions...
Et puis je me retourne, je regarde derrière moi, je me dis "quelle aventure !"... Elle était belle, celle-là, particulière. La partager avec vous, c'était chouette aussi. Montrer mes galères et mes moments de joie, ça devenait une habitude nécessaire. Et ça m'a permis d'avoir plein de souvenirs dans la boîte, des photos en quantités, des vidéos qui se comptent par dizaines, et puis les images dans la tête.
Souvent on dit que ce qui est dur, c'est quand on sait. Quand on sait que tout va s'arrêter. C'est ça qui me consume en ce moment. Je vais le soigner chaque jour, et je ne peux m'empêcher à chaque fois de me dire que je ne monterai plus dessus. Que je ne sentirai plus ce contact si particulier tout moelleux dans mes rênes, le miel de la bouche du cheval qui n'aime pas qu'on lui tire dessus et qui sait se montrer si léger qu'on en oublie qu'il faut de la tension dans tout ça...
Je me souviens encore trop bien des premiers trottings que je faisais avec lui, l'année de ses 4 ans. J'arrivais à peine à trouver ma place au trot enlevé, tellement ça me brassait d'être passée d'une super petite trottinette à ce cheval racé et dans le sang qui lançait les pattes avec énormément d'énergie, sans jamais tempérer son effort.
Tout ça me laisse un amer goût d'inaccompli, car c'est très frustrant d'en arriver à avoir le cheval dressé, de le connaître comme sa poche, et de ne pas avoir le temps d'aller exploiter ses qualités en compétition. Et en même temps, ça me permettra toujours un peu de rêver, sans avoir connu de désenchantement de défaites à répétition.
A présent, il faut tourner la page, il faut aller de l'avant. Que vais-je devenir sans le poulain jaune ? Une instit riche peut-être ?
Pour l'instant, je vais monter pour ne pas perdre la main. Et je dois avouer que ceux que je monte, qui sont loin d'être de mauvais chevaux puisque ce sont ceux qu'Eddy monte au quotidien, ne m'apportent pas le dixième du plaisir que m'apportait mon poulain jaune. Mais j'y arriverai, au futur simple et pas au conditionnel. Je surmonterai cette déception et si je suis un peu patiente, je me lancerai moi aussi un jour dans la merveilleuse expérience qui consiste à devenir propriétaire, pour enfin avoir des emmerdes jusqu'au cou à cause de mon équidé ! ;-)
Allez, je dois vous avouer que ce soir, ressasser ces souvenirs me secoue vraiment et pour aller dormir il va falloir que je me fasse un peu aider. Mais bientôt je vous apporterai des nouvelles d'autres quadrupèdes qui me donneront du fil à retordre et qui m'apporteront le sourire à leur tour.
La vie ça fait des vagues, on va dire que là, c'est une période de creux. D'aucuns diront qu'il s'agit de la malédiction des années paires, pour moi c'est peut-être simplement ce qui nous rappelle à chaque instant que quand ça va bien, il faut vraiment en profiter, s'en rendre compte, apprécier chaque minute de bonheur, car celle-ci est plutôt du genre fugace !
Allez, ne soyez pas rabat-joie, je sens que mon côté Caliméro de ce soir ne vous emballe pas, mais il fallait que je ferme le livre que j'ai ouvert en décembre 2007. Quid, c'est terminé pour moi. Je le pleurerai encore longtemps, mais il ira bien dans quelques temps et avec un peu de chance, je le croiserai en complet l'année prochaine, avec sur son dos son "papa" ou sa "maman" qui l'aiment tant et qui m'ont fait confiance jusqu'à présent.
Ceux qui tombent malades et vous rendent fous de stress pendant des mois, ceux qui vont bien et qui s'en vont subitement, sans crier gare...ceux qui vous sont arrachés à votre insu quand vous ne vous y attendez pas du tout. Et puis Quid, que j'adore et que je considère comme mon cheval... qui n'a pas eu beaucoup de chance de se casser un bout d'os en galopant dans son paddock.
Dès les premières fois où je suis montée dessus, je me disais que c'était pas un cheval comme les autres. En tout cas je n'en avais jamais monté qui m'apportaient tout cela.
J'ai râlé souvent, pleuré parfois, de dépit, de rage, d'énervement, de me sentir trop nulle pour monter avec finesse ce jaune qui se pilotait avec 2 doigts... J'ai souri aussi, beaucoup, énormément, des heures durant, à goûter mon plaisir de le monter dehors, dedans, sur le plat, à l'obstacle quand il a commencé à m'écouter et que j'avais l'impression d'y arriver un peu mieux, et sur le cross, toujours un peu (beaucoup) trimballée, la locomotive sous les fesses, sentant que rien ne pouvait nous arriver à part passer trop vite entre les fanions...
Et puis je me retourne, je regarde derrière moi, je me dis "quelle aventure !"... Elle était belle, celle-là, particulière. La partager avec vous, c'était chouette aussi. Montrer mes galères et mes moments de joie, ça devenait une habitude nécessaire. Et ça m'a permis d'avoir plein de souvenirs dans la boîte, des photos en quantités, des vidéos qui se comptent par dizaines, et puis les images dans la tête.
Souvent on dit que ce qui est dur, c'est quand on sait. Quand on sait que tout va s'arrêter. C'est ça qui me consume en ce moment. Je vais le soigner chaque jour, et je ne peux m'empêcher à chaque fois de me dire que je ne monterai plus dessus. Que je ne sentirai plus ce contact si particulier tout moelleux dans mes rênes, le miel de la bouche du cheval qui n'aime pas qu'on lui tire dessus et qui sait se montrer si léger qu'on en oublie qu'il faut de la tension dans tout ça...
Je me souviens encore trop bien des premiers trottings que je faisais avec lui, l'année de ses 4 ans. J'arrivais à peine à trouver ma place au trot enlevé, tellement ça me brassait d'être passée d'une super petite trottinette à ce cheval racé et dans le sang qui lançait les pattes avec énormément d'énergie, sans jamais tempérer son effort.
Tout ça me laisse un amer goût d'inaccompli, car c'est très frustrant d'en arriver à avoir le cheval dressé, de le connaître comme sa poche, et de ne pas avoir le temps d'aller exploiter ses qualités en compétition. Et en même temps, ça me permettra toujours un peu de rêver, sans avoir connu de désenchantement de défaites à répétition.
A présent, il faut tourner la page, il faut aller de l'avant. Que vais-je devenir sans le poulain jaune ? Une instit riche peut-être ?
Pour l'instant, je vais monter pour ne pas perdre la main. Et je dois avouer que ceux que je monte, qui sont loin d'être de mauvais chevaux puisque ce sont ceux qu'Eddy monte au quotidien, ne m'apportent pas le dixième du plaisir que m'apportait mon poulain jaune. Mais j'y arriverai, au futur simple et pas au conditionnel. Je surmonterai cette déception et si je suis un peu patiente, je me lancerai moi aussi un jour dans la merveilleuse expérience qui consiste à devenir propriétaire, pour enfin avoir des emmerdes jusqu'au cou à cause de mon équidé ! ;-)
Allez, je dois vous avouer que ce soir, ressasser ces souvenirs me secoue vraiment et pour aller dormir il va falloir que je me fasse un peu aider. Mais bientôt je vous apporterai des nouvelles d'autres quadrupèdes qui me donneront du fil à retordre et qui m'apporteront le sourire à leur tour.
La vie ça fait des vagues, on va dire que là, c'est une période de creux. D'aucuns diront qu'il s'agit de la malédiction des années paires, pour moi c'est peut-être simplement ce qui nous rappelle à chaque instant que quand ça va bien, il faut vraiment en profiter, s'en rendre compte, apprécier chaque minute de bonheur, car celle-ci est plutôt du genre fugace !
Allez, ne soyez pas rabat-joie, je sens que mon côté Caliméro de ce soir ne vous emballe pas, mais il fallait que je ferme le livre que j'ai ouvert en décembre 2007. Quid, c'est terminé pour moi. Je le pleurerai encore longtemps, mais il ira bien dans quelques temps et avec un peu de chance, je le croiserai en complet l'année prochaine, avec sur son dos son "papa" ou sa "maman" qui l'aiment tant et qui m'ont fait confiance jusqu'à présent.

