Tandis que les lumières de Noël commencent à envahir les rues de nos villes et villages (dès le mois de novembre hein, et après on nous dit qu'il faudrait que nous fassions des économies pour cause de rigueur absolument indispensable...), synonymes de fêtes de fin d'année, de crise de foie et de déprime, mais aussi de bons sentiments, d'achats compulsifs, de moments de "bonheur d'offrir et de recevoir", une maitresse parmi tant d'autres s'apprête à passer les 2 plus longues (ou courtes, ça dépend de l'état d'anxiété dans laquelle elle se trouve en ces temps troublés ainsi que de la sensation d'arrivée de la neige ou pas...) semaines de l'année scolaire : Celles qui précèdent les vacances de Noyel, celles durant lesquelles elle va devoir retripler d'imagination pour dégoter LE bricolage de Noël, conçu par l'enfant prodige de la famille, qui n'ira pas à la poubelle aussitôt arrivé at home, celles durant lesquelles elle voit quasi quotidiennement des élèves vomir pour cause de gastro, celles durant lesquelles elle se reçoit quinze fois par jour des postillons de toux, d'éternuements plus ou moins liquides et jaunes (tirant même parfois sur le vert, si si je vous assure, on nous les met dans cet état, et dans le jargon on appelle ça les "chandelles"...)... Bref, ce genre de semaines qui, une fois terminées, nous laissent comme un goût de "ouf putain c'est fini" conjugué à une bonne grosse gastro-grippe-rhino, nickelle pour les vacances ! :-)
Alors vous allez dire que je râle encore, mais en fait non c'est mon état normal, j'adore mettre en exergue les petits inconvénients de ce boulot que j'aime par dessus tout (enfin pas par dessus mes amis, mon cheval, mon mec ou les vacances, j'avoue. ;-)) qui est tellement riche en émotions et micro-évènements qu'on pourrait en écrire des livres (et certains s'y collent !).
D'ailleurs, j'ai encore une petite anecdote du jour à vous révéler, avant d'entamer THE info que je voulais narrer en priorité, mais j'aime tellement les digressions que...
Alors la voici : Une petite de ma classe (3 ans), au moment de rentrer avec sa nounou chez elle, explique qu'elle a choisi d'aller dans la classe des CP pour faire les fameux bricolages de Noël prévus la semaine prochaine. La nounou demande alors à son petit compagnon qui rentre avec elle dans quelle classe il allait aller, lui, puis finalement elle demande à sa propre fille, de 2 ans leur aînée. La grande ne répond rien, prend un air perplexe et se fait prier par sa mère mais en vain. La petite de ma classe lui assène alors d'un coup un "Ben alors, t'as perdu ta bouche ?" qui m'a laissée sans voix un petit moment... ;-)
Ben oui, il m'en faut pas beaucoup pour me faire rire moi, à 11h30 quand les monstres s'en vont torturer quelqu'un d'autre que moi ! ;-)
Surtout que, hein, j'ai pas la vie facile en ce moment, mon ATSEM a la fameuse gastro de la mort, du coup avec mes 27 mini-humains, ben je suis toute seule comme une grande et je me démerde comme je peux... Alors rire un peu, c'est pas du luxe.
Ce matin d'ailleurs, y'en a un qui aurait bien pu se recevoir un coup de martinet dans l'ancien temps, vu comme il m'a vexée l'air de rien : J'essaie de vous le faire en rapide. On vient juste de mettre en place un méga décloisonnement de fou pour faire des ateliers bricolages de Noël toute la semaine prochaine, avec l'aide de parents volontaires qui veulent bien, l'espace d'une heure, animer une séance découpage/collage/peinture/cuisine ou je ne sais quoi de magnifique qui plait beaucoup aux enfants mais qui est terriblement chiant à concevoir. En gros, nos 4 classes de maternelles et de CP partagent leur classe en 4, se filochent les gosses en les mélangeant pour faire des groupes hétérogènes et chaque maitresse a prévu 4 trucs à faire fabriquer par les mômes du genre un mobile à pendre dans le sapin, une carte de vœux, un lumignon et des sablés à la cannelle par exemple. Chaque jour, il est donc prévu que ce soit le méga branle-bas de combat pour se répartir les gosses qui n'auront pas du tout l'habitude d'aller dans telle ou telle autre classe que la leur, pour expliquer aux parents leurs tâches à chaque atelier, et d'une manière générale pour gérer des groupes de 28 gosses par classe avec 4 niveaux différents, tout ça pour qu'à la fin, ils repartent avec un petit quelque chose qu'ils auront conçu eux-mêmes avec les copains à l'école...
Du coup, pour en revenir à ma situation de départ qui m'a fanée ce matin, c'était le GRAND moment de faire s'inscrire les enfants dans les différentes classes, chaque maitresse ayant au préalable réalisé une espèce d'affiche géante en haut de laquelle trônaient les prototypes des bricolages prévus, mes élèves étaient sagement assis sur les bancs autour de moi, qui voyais arriver les 4 affiches d'inscription avec émotion... Et là, à peine la dernière pancarte pendue au tableau, j'entends d'une voix forte, tel un couperet, de la part d'un garçon d'à peine 4 ans un magnifique et grave "J'aime PAS."
Paf, merde, j'ai pas su quoi dire pendant presque 3 secondes, temps suffisant pour entendre les murmures désapprobateurs des autres mômes subjugués par tant d'assurance, avant de me reprendre et de répondre à l'enfant blasé, sur le même ton : "Et bien tu choisiras là où tu veux aller en dernier !"
J'avais rien trouvé de mieux que ça pour me venger d'une si mauvaise entrée en matière pour notre superbe projet bricolage, mais bon, ça m'a bien soulagée sur le coup. ^^

Bon, et ce soir, comme hier soir, ou comme les soirs précédents, ben j'ai découpé, découpé et encore découpé du carton ondulé, parce qu'on a eu la bonne idée, avec ma collègue, de leur faire faire plein de bricolages à base de découpage, et notamment une carte de vœux dont je vais me souvenir un moment, à base de carton ondulé doré ou argenté, de sapin, de boules et d'étoiles.
Quand je vous disais plus haut que j'avais une information d'extrême importance à vous transmettre, ben il s'agissait de celle-là : Découper, ça fait MAL à haute dose.
Allez, sans rancune, je vous raconterai le changement d'écurie de Flopen une prochaine fois. Il va bien, ça c'est cool, et Loupette fout toujours rien car elle s'est déferrée la vilaine et elle attend désespérément que son chausseur veuille bien venir lui remettre sa semelle... Pour le Winter Tour, va falloir se grouiller de remettre la bête au boulot ! ;-)
Alors vous allez dire que je râle encore, mais en fait non c'est mon état normal, j'adore mettre en exergue les petits inconvénients de ce boulot que j'aime par dessus tout (enfin pas par dessus mes amis, mon cheval, mon mec ou les vacances, j'avoue. ;-)) qui est tellement riche en émotions et micro-évènements qu'on pourrait en écrire des livres (et certains s'y collent !).
D'ailleurs, j'ai encore une petite anecdote du jour à vous révéler, avant d'entamer THE info que je voulais narrer en priorité, mais j'aime tellement les digressions que...
Alors la voici : Une petite de ma classe (3 ans), au moment de rentrer avec sa nounou chez elle, explique qu'elle a choisi d'aller dans la classe des CP pour faire les fameux bricolages de Noël prévus la semaine prochaine. La nounou demande alors à son petit compagnon qui rentre avec elle dans quelle classe il allait aller, lui, puis finalement elle demande à sa propre fille, de 2 ans leur aînée. La grande ne répond rien, prend un air perplexe et se fait prier par sa mère mais en vain. La petite de ma classe lui assène alors d'un coup un "Ben alors, t'as perdu ta bouche ?" qui m'a laissée sans voix un petit moment... ;-)
Ben oui, il m'en faut pas beaucoup pour me faire rire moi, à 11h30 quand les monstres s'en vont torturer quelqu'un d'autre que moi ! ;-)
Surtout que, hein, j'ai pas la vie facile en ce moment, mon ATSEM a la fameuse gastro de la mort, du coup avec mes 27 mini-humains, ben je suis toute seule comme une grande et je me démerde comme je peux... Alors rire un peu, c'est pas du luxe.
Ce matin d'ailleurs, y'en a un qui aurait bien pu se recevoir un coup de martinet dans l'ancien temps, vu comme il m'a vexée l'air de rien : J'essaie de vous le faire en rapide. On vient juste de mettre en place un méga décloisonnement de fou pour faire des ateliers bricolages de Noël toute la semaine prochaine, avec l'aide de parents volontaires qui veulent bien, l'espace d'une heure, animer une séance découpage/collage/peinture/cuisine ou je ne sais quoi de magnifique qui plait beaucoup aux enfants mais qui est terriblement chiant à concevoir. En gros, nos 4 classes de maternelles et de CP partagent leur classe en 4, se filochent les gosses en les mélangeant pour faire des groupes hétérogènes et chaque maitresse a prévu 4 trucs à faire fabriquer par les mômes du genre un mobile à pendre dans le sapin, une carte de vœux, un lumignon et des sablés à la cannelle par exemple. Chaque jour, il est donc prévu que ce soit le méga branle-bas de combat pour se répartir les gosses qui n'auront pas du tout l'habitude d'aller dans telle ou telle autre classe que la leur, pour expliquer aux parents leurs tâches à chaque atelier, et d'une manière générale pour gérer des groupes de 28 gosses par classe avec 4 niveaux différents, tout ça pour qu'à la fin, ils repartent avec un petit quelque chose qu'ils auront conçu eux-mêmes avec les copains à l'école...
Du coup, pour en revenir à ma situation de départ qui m'a fanée ce matin, c'était le GRAND moment de faire s'inscrire les enfants dans les différentes classes, chaque maitresse ayant au préalable réalisé une espèce d'affiche géante en haut de laquelle trônaient les prototypes des bricolages prévus, mes élèves étaient sagement assis sur les bancs autour de moi, qui voyais arriver les 4 affiches d'inscription avec émotion... Et là, à peine la dernière pancarte pendue au tableau, j'entends d'une voix forte, tel un couperet, de la part d'un garçon d'à peine 4 ans un magnifique et grave "J'aime PAS."
Paf, merde, j'ai pas su quoi dire pendant presque 3 secondes, temps suffisant pour entendre les murmures désapprobateurs des autres mômes subjugués par tant d'assurance, avant de me reprendre et de répondre à l'enfant blasé, sur le même ton : "Et bien tu choisiras là où tu veux aller en dernier !"
J'avais rien trouvé de mieux que ça pour me venger d'une si mauvaise entrée en matière pour notre superbe projet bricolage, mais bon, ça m'a bien soulagée sur le coup. ^^
Bon, et ce soir, comme hier soir, ou comme les soirs précédents, ben j'ai découpé, découpé et encore découpé du carton ondulé, parce qu'on a eu la bonne idée, avec ma collègue, de leur faire faire plein de bricolages à base de découpage, et notamment une carte de vœux dont je vais me souvenir un moment, à base de carton ondulé doré ou argenté, de sapin, de boules et d'étoiles.
Quand je vous disais plus haut que j'avais une information d'extrême importance à vous transmettre, ben il s'agissait de celle-là : Découper, ça fait MAL à haute dose.

