samedi 4 février 2012

De nouveaux squatteurs

Quand il s’agit de la Sibérie, tout le monde est bien d'accord, il faut d'urgence trouver une solution pour ne pas crever de faim.
Alors tant pis, on range son orgueil, ses peurs primaires et on va goûter à ce que la grande créature derrière sa vitre a gentiment déposé depuis des semaines sur le bord de cette baie... ;-)



Ma chouchoute...

Bon, OK, parfois y'a de la bagarre, et elle préfère de loin les petits oiseaux pacifiques de type mésanges que les gros sturnus vulgaris alias les étourneaux sansonnets, sacrés saloperies de piafs qui chient partout et abondamment et laissent des fientes bien acides qui niquent tout sur leur passage. :-S



Non mais sérieux, c'est vilain ces étourneaux ! Il fait flipper celui-là !

M'enfin, la dame veut bien laisser manger tout le monde à sa fenêtre, et elle ne fait pas (trop) de favoritisme, mais quand-même elle flippe un peu que les étourneaux ne régentent le coin question bouffe, parce que la margarine ne pousse pas dans les frigos, et que depuis que ces gros oiseaux moches (bon, pas tant que ça quand on regarde leur plumes vertes ou mouchetées, faut avouer) viennent squatter le restaurant, eh ben faut remplir les gamelles tous les 2 jours au lieu d'une fois par semaine... Alors merde hein, à bas les sturnus !


Sinon j'ai eu la visite, pour la première fois aujourd'hui, d'un couple de rouge-gorge. Et ça, ben je n'y croyais plus ! J'ai fait quelques clichés mais en fin de journée, la lumière manquait, dommage.



J'adore ce cliché, on dirait une poire ! :-D

Et vous, vous leur donnez quoi aux plumeux ? Vous leur donnez quelque chose d'abord ?

lundi 30 janvier 2012

Je moisis, tu moisis, nous moisissons...


Comment rester calme après un mois et demi de soin pour un abcès de pied avec une jument toujours sous pansement 24h/24, qui ne fait que brouter de l'herbe (depuis 3 mois par contre) ?

Et bien en prenant son mal en patience... Et en répétant ad libitum la même chose depuis des semaines.

Dernière galère en date ? Vendredi soir, lorsque le maréchal était censé venir regratter le mini-trou qu'avait fait la véto pour voir s'il restait quelque chose (le pied étant toujours encore un peu chaud). A vrai dire, quand je suis arrivée, j'ai pris vraiment peur en découvrant un pied complètement ensanglanté, sans sole sur plusieurs centimètres carré le long de la ligne blanche... Et puis évidemment il n'y a strictement rien qui a voulu sortir, donc on peut réellement affirmer que cette nouvelle percée n'aura fait que retarder de 2 semaines supplémentaires le re-ferrage.


Voilà, vous avez les dernières news, avec les photos de ce soir. La partie entourée en rouge est de la "chair" du pied, molle et sensible comme la chair sous vos ongles (je ne m'amuse pas à la frotter à cet endroit là, si je l'effleure, elle jette son pied très promptement !) mise à nue depuis samedi. Entourée en jaune, la même chose en plus petit, par là où est sortie la merde, mise à nue depuis 10 jours... Je suis pas sortie de l'auberge.

Sous un autre angle pour montrer la profondeur (un peu plus à droite, c'est encore plus profond mais je ne peux pas la toucher avec mon doigt...).

dimanche 15 janvier 2012

The psycho-cat

Gulu, the futur serial bird killer...

Le roman photo qui explique en partie pourquoi mon chat est en train de devenir fou et arbore parfois des airs de vrai psychopathe ! ;-)
Précisions pour ceux et celles qui ne connaissent pas mon lieu de vie : Perdu au beau milieu du trou du cul du monde, entre forêts et champs, mon appart est au premier étage, et Gulu n'a pas encore le droit d'aller mettre les moustaches dehors. ;-)



Un vrai bonheur ces mésanges qui cherchent à manger pour pas cher en ce moment. Je ne me lasse pas de les prendre en photo, même si c'est dans des conditions bof avec la vitre qui nous sépare et l'obligation de me mettre loin de la fenêtre pour qu'elles ne s'envolent pas.








lundi 9 janvier 2012

Le plus beau métier du monde...

Lundi matin, 7h45, c'est pour moi l'heure du DAPE, vous savez, la nouveauté de l'éducation nationale depuis quelques années qui consiste à trouver que les instits ne font pas assez d'heures en présence des élèves, qu'ils ne bossent pas assez par rapport à l'énorme salaire qu'on leur attribue avec l'impôt du contribuable (1,2 fois le SMIC en début de carrière) et que du coup, il faut leur trouver du job en sus des 6h de présence quotidienne des élèves.
Du coup, 60h lissées sur l'année sont dues à la grosse machine, pour soit disant aider les élèves en difficulté. En bref, du soutien low cost (non rémunéré, qui compte dans nos heures dues) pour tous les enfants, et ce depuis la petite section de maternelle (3 ans). Oui oui, vous avez bien lu, pour ceux et celles qui ne le savaient pas, on prend des enfants de 3 ans en plus de leurs 6h d'école par jour pour les "remettre à niveau". Enfin, il ne s'agit évidemment pas de ces termes en réalité, mais les enfants et les parents ne sont pas dupes : Il faut qu'ils "rattrapent" le retard quoi qu'il arrive. Ce qui est bien, c'est que c'est encore les enfants en difficulté, ceux qui souvent n'aiment pas l'école, ceux pour qui ces 6h sont déjà bien assez lourdes, qui "bénéficient" la plupart du temps de ces fameuses heures de DAPE. Autrement dit, ils n'aiment pas ça, ils ont du mal à s'investir en classe, alors hop, on leur en met une couche supplémentaire, histoire d'être sûr de bien les dégouter du système scolaire qui les stigmatise à nouveau.
Certes, je suis assez mal placée pour cracher dans la soupe, et parfois je trouve que le temps passé avec les bouts de chou en tout petit groupe leur permet de faire avancer le schmilblic, mais en regard de l'idée qu'ils se font de l'école, ça pèse pas lourd...
C'est sûr qu'en rallongeant les vacances des bambins (puisqu'on a supprimé une demi-journée d'école par semaine et qu'elle se retrouve à 24h au lieu de 27), il faut bien trouver des heures à faire pour que ces satanés fainéants de profs bossent un peu !

Alors voilà, tout ça pour dire que ce matin, le soleil à peine levé, j'accueillais dans ma classe le petit Alfred (prénom de scène comme vous vous en doutez pour ne pas trop en dévoiler sur le net ! ^^), bientôt 4 ans de vie sur cette Terre, qui avait du mal à lâcher la main de son papa (à moins que ce ne soit son père qui ne le rende marteau à force de lui dire que tout va bien se passer et qu'il faut qu'il lui fasse un dernier bisou, la chair de sa chair...) et qui tenait fermement de l'autre son Mickey en peluche (en réalité il s'agit plutôt d'un "Pluto" mais vraisemblablement, il supporte assez mal qu'on le contrarie au sujet de l'identité de son doudou).
Au bout de 5 minutes de négociations, Alfred, qui nous a gonflé durant les 3 premiers mois de l'année à nous faire une crise de roulage au sol ponctués de cris stridents tous les matins, a décidé de remettre ça, histoire de me montrer à quoi j'avais échappé ces derniers temps, ou de me faire prendre pleinement conscience que le soutien, c'est vraiment pas sa tasse de thé le matin.
Bref, il hurlait, je le regardais, je lui demandais de se lever, il n'était pas d'accord, hurlait de plus belle, tout ça en rampant vers la sortie, jusqu'à ce que je lui confisque son doudou, dans l'espoir de détourner son attention vers autre chose que la porte de sortie, seule issue de secours pour les enfants qui ne supportent pas l'école.
En définitive, l'une de mes 3 recrues du matin est arrivée à ce moment là, alors il a fallu que je gère les parents de la petite qui se demandaient comment c'était possible d'avoir un tel volume sonore dans une salle de classe avec un effectif aussi réduit, et en même temps l'asticot qui se tortillait en poussant des hurlements qui en fait étaient des mots pas faciles à décoder, mais au bout de 10 minutes de répétition, ça donnait quelque chose comme "veux faire dodooooooooooooooooooooo dans mon lit veux pas travaillererererererererererr veux faire dodo avec Mickeyeyeyeyeyeyeyeyeyeyy ! ad lib"

Mais vous savez quoi ? Je l'ai eu quand-même, j'ai pris mon courage à deux mains et son Mickey et je l'ai menacé de ne pas le lui rendre s'il continuait à nous casser les oreilles. Dans un premier temps, ça n'a pas marché très bien, mais lorsqu'il a vu que je ne cèderai pas comme qui rigole, il a bien fallu qu'il me supplie et que je lui montre par un effet Pavlovien qu'une amélioration de la baisse du volume sonore faisait subrepticement se rapprocher l'objet de sa convoitise, à savoir le Graal de l'enfant de 3 ans, LE doudou désiré... Et au bout de longues minutes de négociations acharnées, il s'est enfin tu, en étant parfois secoué de quelques soubresauts de pleurnicheries. Alleluya !

Je pus donc entamer mon travail avec l'autre élève, pas réticente pour un sou, qui était satisfaite de l'activité proposée, à savoir un jeu de cartes de langage. L'autre énergumène nous regarda durant une partie sans piper mot, puis à la seconde, il voulut bien se joindre à nous et participa même avec un certain ravissement... Tout ça pour ça !

Épilogue de ce début de journée : Après que mes 26 autres élèves nous eurent rejoints en classe à 8h20, le Alfred, non content de s'être fait remarquer d'une manière fort désagréable plus tôt, nous fit la surprise de se mettre à pleurer lors du regroupement vers 9h en montrant son derrière et en disant "caca culotte"...
Comme quoi, l'expression qu'on attribue si souvent aux chevaux un peu anxieux "Ch'val qui chie, ch'val qui a compris" pourrait aussi se transposer aux petits êtres humains.

Allez, demain on y retourne avec le sourire !