C'est ce qui s'appelle un énorme coup de bol. Je revenais vers 23H30 de chez une copine chez laquelle j'étais allée mater le 4* de Lümuhlen, lorsque sur ma route, à 5 ou 6 km de chez moi, je vis au loin un animal clair avec une queue sombre et touffue. Mon sang ne fit qu'un tour, car à chaque fois que je crois apercevoir un chat au bord de la route, je pense instantanément à Echo, mon chat adoré que j'ai perdu il y a déjà plus d'un an, qui s'était fait courser par la chienne de mon voisin, chienne qui aime bien au passage croquer les chats. Je m'étais donc dit qu'il était soit mort, soit disparu loin de mon voisinage puisque j'ai fait le tour de tous les hameaux alentours en parlant de ce chat. Je m'étais aussi imaginé qu'il avait pu être recueilli par quelqu'un de bien attentionné qui l'avait trouvé à son goût. Mais je n'avais pas envisagé qu'il puisse vivre comme un ours des bois, à chasser dans les fossés, pendant un an, sans vivre près d'une habitation !
Et pourtant...
Je l'ai vu sauter de l'autre côté d'un fossé, fossé profond et large, évidemment recouvert de hautes ronces et d'herbes en friche qui ne me laissaient aucun visibilité. Je me suis aussitôt arrêtée, un pressentiment au fond de moi, et je l'ai appelé. Il a mis peut-être 2 ou 3 minutes avant de me répondre, et j'ai reconnu sa voix nasillarde de chat "siamois" (Echo étant croisé Sacré de Birmanie, il en a quelques caractéristiques dont cette propension à "discuter" sans cesse).
Là, je me suis dit que je ne bougerais pas du bord de la route tant que je n'aurais pas retrouvé mon chat. S'en sont suivies de longues dizaines de minutes d'échanges "Viens !"/"Miaaaaaaaaaou !" que je trouvai insupportables, et puis j'ai tenté plusieurs approches, traverser les ronces trempées pour m'approcher de lui alors que je ne le voyais pas, lancer des croquettes, attendre sur le bord de la route qu'il daigne me rejoindre...etc.
Finalement, une conjonction des différentes méthodes finit par payer, et il sauta hors du fossé au bout de 3/4 d'heure. :-)
Je l'ai attrapé, mis dans la voiture sans plus attendre, je l'ai reconnu tout de suite. C'était bien lui, version pouilleuse, puante, plein de trucs collés dans les poils, sans doute plein de tiques et de puces, et squelettique. Mais bordel, j'avais retrouvé mon chat. Mon chat adoré, celui qui m'aimait d'amour et que tout le monde trouvait adorable. Mon chat qui louchait, qui parlait, qui se laissait laver sans broncher, qui venait comme un chien quand on l'appelait. Mon chat ! :-D
A l'heure où je vous écris, j'ai eu le temps de lui donner quelques croquettes, à boire, de le brosser et d'enlever une vingtaine de tiques. On verra demain pour le shampoing et le vermifuge. Quel bonheur ! :-)
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