dimanche 11 mars 2018

Saison 2018 : 3, 2, 1 GO !

C'est parti pour une nouvelle saison de concours pour la frite, avec pour commencer un CSO à Chalamont sur une vitesse 105. Il n'y avait pas de préparatoires ce week-end là, voilà pourquoi j'ai engagé cette épreuve.
Les conditions idéales n'étaient pas vraiment réunies : il pleuvait, il faisait froid, j'étais méga à la bourre, alors j'ai plutôt mal monté (OK je me cherche des excuses... ^^) et j'ai souvent bousculé ma pauvre Lady qui a essayé de faire au mieux.
Bon, tout n'était pas à jeter à la poubelle, je retiendrai comme d'hab la sérénité et la bonne volonté de ma bique qui m'impressionne chaque jour...
Il faut dire que j'étais un peu stressée aussi d'arriver en piste avec une micro détente (je suis arrivée au paddock, il restait 2 chevaux avant moi... :-O alors j'ai été décalée mais pas suffisamment pour prendre mon temps. Mea culpa !)

Bref, je vous laisse apprécier les figures de style (ou pas ^^) du tour, offert par l'organisateur :


dimanche 11 février 2018

Retour d'un petit stage SHF

Ce week-end, 3 séances attendaient la frite à Chazey avec Karim Laghouag. Une lonononononongue séance de plat samedi matin, un enchainement de parcours l'aprèm, et un petit peu de cross le dimanche.
A part quelques évasions sur le parking, la frite a été super mignonne, très à l'écoute, énergique sans énervement, et respectueuse dans ses séances de saut. De bonne augure pour la saison qui va commencer !


Personne n'a trouvé à redire sur le fait qu'elle soit pieds-nus, et surtout elle a prouvé qu'elle tenait bien la route malgré un terrain dur et glissant parsemé de petits cailloux... Au moins, on sait qu'elle s'est bien durcie de ce point de vue là.

J'ai engagé un CSO début mars pour recommencer les concours. Lets go ! :-)

dimanche 14 janvier 2018

Reprise des hostilités

Voilà maintenant 3 semaines que la frite a recommencé à "bosser" un peu. On a clairement fait 2 semaines de balades avec une séance de plat en sus, et nous voilà prêtes pour reprendre l'obstacle.

Voilà donc des extraits de notre 1ère séance. J'essayais une nouvelle selle (plus possible de monter avec ma Devoucoux trop étroite pour son dos assez large...) qui ne me convenait pas du tout, mais on a fait avec.



Ma gentille et inébranlable frite vous salue ! ;-)

vendredi 24 novembre 2017

Un an et demi à rattraper

Chers lecteurs-lectrices,

Voilà maintenant plus d'un an que ce blog n'a pas été mis à jour. J'ai reçu quelques (gentilles) plaintes, et puis j'ai simplement attendu que l'envie me reprenne de vous écrire.

Facebook n'est pas innocent dans cette affaire : je partage régulièrement les vidéos de ma frite à mes contacts, et je suis effectivement moins bavarde qu'en ce lieu.

Je ne sais pas si j'aurai bien le temps de vous conter ici bas mes aventures équestres régulièrement à partir d'aujourd'hui, mais en tout cas, je vais tenter de "rattraper" un peu le fil perdu. ;-)


Tout d'abord, il y a eu de gros changements de vie pour ma jument :

- Après son débourrage et ses 2 mois de "balades" estivales pour confirmer la mise au travail, je l'ai laissée au pré tout l'hiver, de septembre 2016 à janvier 2017 inclus, histoire qu'elle puisse digérer toutes les contraintes du cheval sous la selle et qu'elle ait le temps de pousser. Pour vivre au pré et parce qu'il n'était vraiment pas nécessaire qu'elle garde des fers durant cette période, je l'ai mise pieds-nus à ce moment-là. Aucun maréchal contacté ne s'est trop bougé pour m'aider dans cette démarche, alors j'ai fait ça un peu "à l'arrache", moi-même, avec mon bon sens et l'aide de mon hébergeuse de frite au pré.




- Ensuite, je l'ai rentrée au boxe à Sandrans, dans l'écurie de CCE où je l'avais débourrée. J'ai repris gentiment le boulot, je l'ai tondue, et puis je n'ai pas réussi à faire venir un maréchal pour la referrer.
En parallèle, j'ai commencé à me documenter sur le pieds-nus. Des amies proches s'étant lancées dans l'aventure, j'ai commencé à m'interroger et à me poser les BONNES questions.


Pour les curieux-curieuses qui auraient envie d'en savoir plus, il existe des thèses et expériences menées qui m'ont pas mal éclairée sur le sujet : c'est Ici et Ici. La liste n'est pas exhaustive, on trouve de tout dans le pieds-nus, les fervents défenseurs ouverts, et les bornés extrémistes ;-). Je ne fais partie d'aucune catégorie, je n'en suis qu'aux prémices de mes propres expériences, et je pars avec des inconvénients de taille : Ma jument a les pieds plats et les talons fuyants aux antérieurs. Je pratique le CCE, ce qui veut dire que parfois, il faudra que je réfléchisse bien au sol de mes concours (mais entre nous, quel cavalier partirait sur un sol caillouteux ou très dur sans avoir un léger doute sur le bien-être et la récupération de son cheval ? ;-))
Je suis entourée, en concours, de personnes très surprises de ma démarche, mais aussi très curieuses. A moi de montrer que, pour le niveau que je pratique actuellement, ça "marche" et ça n'est pas plus dangereux pour ma jument et moi que faire du cross ferré.



- J'ai assez naturellement fait appel à une podologue du coin qui venait déjà travailler les pieds de chevaux que je côtoyais.
J'avais très peur de laisser ma grande jument aux pieds plats pieds-nus... Mais je me suis dit que je n'avais pas grand chose à perdre à essayer. J'ai donc pris le temps de lui fortifier/durcir les pieds en la marchant sur route et chemins accidentés, avec en parallèle un parage adéquat. On est passées par des stades un peu délicats, on a tenté les PHW (Perfect Hoof Wear), un dispositif de bandes de résine qui aident à retrouver du confort dans ce genre de cas de pieds aux talons très fuyants et plats. Il aura fallu environ un mois et demi pour avoir des améliorations vraiment importantes. Ensuite, je me suis accrochée à l'idée que sur sol meuble, la jument se déplaçait toujours aussi bien. Et je l'ai gardée pieds-nus toute la saison (si si, c'est possible ! ;-))

Une petite virée en Camargue avec les copines... Des heures de marche sur des sols très secs et caillouteux (j'avais une sacrée frousse de la voir boiter après ces quelques jours mais rien du tout !)

- Bon, cela s'est accompagné d'une vision holistique de mon cheval : Je l'ai vite repassée au pré 24h/24, constatant que la vie en boxe ne lui et ne me convenait plus. Lady étant une jument très expressive, la voir bouder au fond du boxe ou le regard éteint m'a vite "traumatisée". Elle allait pourtant au paddock quelques heures par jour, mais il faut quand-même ouvrir les yeux : 3h de "liberté" dans un espace sans herbe de 40m par 15m, est-ce suffisant en regard des 21 autres heures d'enfermement dans un espace de 3,5 m par 3,5m ??? Évidemment, j'enfonce des portes ouvertes. On sait tous et toutes qu'il n'en est rien. On sait tous que nos chevaux sont des animaux grégaires, herbivores, aux besoins sociaux importants... On sait tous que nos chevaux sont beaucoup plus heureux en prairie qu'enfermés. On sait tous que manger du concentré et du foin rationné plutôt que manger en continu de l'herbe et/ou du foin est un risque pour leurs digestion (je crois que je n'ai pas besoin de parler des coliques...). On le sait, mais on pense que notre confort passe par cet enfermement, que c'est compliqué à gérer un cheval au pré. Et parfois, c'est vrai qu'il est difficile de trouver des structures qui permettent ce changement de vie...

Pour voir son pré : c'est ICI

Bref, vous l'aurez compris, j'en arrivais à me poser beaucoup de questions et surtout je commençais à refuser d'accepter ce que j'acceptais depuis des lustres en détournant le regard. C'est très culpabilisant de se poser ces vraies questions. Et faire du sport avec nos chevaux implique beaucoup de contraintes, pour les chevaux et pour nous. Il n'est pas simple de tout changer, même quand on SAIT que ça serait mieux pour nos montures. Les habitudes ont la vie dure...







Ainsi, la frite se retrouva finalement à vivre en troupeau, sans fers, à ne manger plus que de l'herbe et des compléments vitamines et minéraux. Cela fait maintenant depuis le mois d'avril qu'elle a changé de vie, et moi aussi ! (Vous remarquerez au passage qu'elle ne fait pas encore pitié et que pour lui deviner les cotes, il va falloir que je la fasse suer un peu plus que ça ! ;-))

- Pour autant, nous n'avons pas abandonné la compétition. "Cheval pieds-nus" ne veut pas forcément dire "cheval de loisir", n'en déplaise aux détracteurs ou aux personnes qui ne savent pas que c'est possible. Le changement de paradigme approche, je le sens, je le vois autour de moi, il est proche ! J'ai l'espoir que ça fonctionne pour ma frite, dans un premier temps. Révolutionner les idées reçues autour de moi, non, je n'en ai pas l'ambition. Prouver que ça peut le faire ? Par contre, ça, j'accepte le défi ! :-)

Lady a les moyens de sauter plus haut que le minimum, mais ne se fatigue jamais trop ! (sauf ici !) 

Je vous mets en vrac plus bas quelques liens vers des vidéos de concours de cette année. Si je voulais résumer la saison de ses 4 ans, je dirais :

1/ Qu'elle n'a pas montré beaucoup d'émotions sur ses tours. Elle n'est pas "allergique au bois" comme on dit ;-) mais ce n'est pas non plus un char d'assaut qui défonce tout sur son passage. On a fait plusieurs petits parcours de CSO pur en CL1, souvent 4 points un peu "du bout du sabot", un joli sans faute qui n'a pas été filmé grrrrr. :-D
Mon coach de CSO, chez qui je vais m'entraîner de temps en temps, me dit qu'elle a "les plus gros moyens", et qu'effectivement, elle ne voit pas encore bien l'intérêt de se fouler plus que ça pour franchir 90cm ou 1m... Je la comprends, et de là-haut, je peux vous confirmer que ça n'a pas l'air de lui demander beaucoup d'efforts.

2/ Que le cross, c'est son dada ! Elle a très vite compris et elle a adoré ! :-) Je n'en attendais pas moins d'elle. Elle passe partout, n'aime pas les trous des masses mais ne fait pas trop d'histoires. Galoper pour faire le temps, ça ne va pas être un gros problème a priori non plus.

3/ Qu'elle est très sérieuse dans son travail sur le plat et que je suis sûre qu'avec un peu de travail, elle pourra bien figurer parmi ses copains de 5 ans l'année prochaine ! :-)
Malgré la couleur pas flatteuse, le dos long et bien rigide qu'elle a, elle fonctionne plutôt bien et les juges apprécient l'ensemble.

Notre tout 1er protocole :-) 


1er complet à Laizé, elle gagne haut la main ! :-)

2ème complet à Brazey, elle gagne également.

 
3ème et dernier complet à Sandrans, elle gagne pour finir en beauté la saison :-)

Voilà pour la séance de rattrapage ! Aux dernières nouvelles, la frite est en vacances de moi depuis mi-août (ça commence à faire de longues vacances hein ! ;-)), je lui ai encore laissé tout une période pour souffler de sa 1ère saison (courte mais quand-même !) et puis grandir (on en est à une jument d'1m70 non ferrée... ça commence à faire un sacré bébé...).
Je pense la remettre au boulot durant mes vacances de Noël, pour préparer au mieux la saison progressivement. J'ai hâte !  

Au plaisir de vous lire... :-)

samedi 9 juillet 2016

La chouette dans sa nouvelle demeure : Un mois sous la selle


Nous voici dans notre résidence secondaire comme prévu depuis quelques jours. :-)
Après un voyage un peu agité où Lady aura sué des litres, d'avoir voyagé en grattant une bonne partie du trajet, nous avons découvert les installations du Clos du Verger.

Depuis notre arrivée, je lui fais faire une balade un jour, un petit travail en carrière le lendemain. Je n'insiste vraiment pas longtemps à faire des ronds dans le sable car elle progresse déjà suffisamment vite et aime beaucoup se promener.

En extérieur, des chemins à perte de vue entre les champs et sous les bois nous occupent bien ! Je n'ai pas encore eu l'occasion de croiser une route goudronnée, c'est vraiment agréable.
Dehors, Lady a appris à franchir des petits fossés secs et n'a, comme d'habitude, pas montré d'émotions négatives. Elle a un mental vraiment extraordinaire, comme beaucoup de ses cousines ! Ce qui ne l'empêche pas de "faire le sanglier" lorsqu'elle a peur de quelque chose (cf une aventure peu commune avec son nouvel amortisseur en mouton qui lui a fait un effet bœuf durant une bonne semaine !)... ;-)

Pour finir, une séance type (sans les passages au pas rênes longues et les pauses sucre) dans la carrière filmée ce matin :