Terrible horreur pour le propriétaire de cette toute jeune pouliche qui a dû regretter de se laisser attraper dans son pré : Comment un être humain peut-il être capable de faire ça ???
Merde ! Un cheval, ça ne se mange pas.
http://www.equi-blog.com/quamille/page1.html
lundi 31 mars 2008
dimanche 30 mars 2008
Un lapin dans un fourré
1ère sortie sur le cross
Cet après-midi, embarquement pour Miribel pour aller faire mumuse sur le pré des chiens. 3/4 d'heure pour embarquer l'animal qui n'avait pas très envie de rentrer dans le van, ce qui a commencé à me donner chaud ! Là-bas, pourtant, Quid semblait assez calme au van. Je ne l'ai pas laissé sans surveillance, mais il avait l'air tranquille à brouter son foin...
Il a donc commencé par visiter le paddock, après avoir fait un bout de balade dans le parc, puis on a fait tremper les pieds dans le gué, gentiment sans brusquer. Je suis allée voir les exploits d'Hortense dans son épreuve d'hippique, puis elle m'a accompagnée pour aller sauter quelques obstacles. Un super cheval de cross son gros Loxer ! Je crois qu'il est mûr pour donner le virus à sa propriétaire... ;-)
Pour nous, les "jeunes", une simple mise en bouche puisque nous nous sommes contentés d'un tronc à terre pour commencer, un petit obstacle facile pour continuer, passage de gué pente douce puis contre-haut pour sortir, contre-bas "en herbe", et obstacle "de franchise" à l'orée du bois, une sorte de moquette rouge (qui était d'ailleurs dans l'épreuve des 4 ans classique l'année où je les avais fait avec Maya, mais à l'époque la moquette était verte je crois).
Tout ça pour le plus grand plaisir du poulain et de moi-même : Il a l'air d'adorer ça !
Vivement la prochaine fois !
Il a donc commencé par visiter le paddock, après avoir fait un bout de balade dans le parc, puis on a fait tremper les pieds dans le gué, gentiment sans brusquer. Je suis allée voir les exploits d'Hortense dans son épreuve d'hippique, puis elle m'a accompagnée pour aller sauter quelques obstacles. Un super cheval de cross son gros Loxer ! Je crois qu'il est mûr pour donner le virus à sa propriétaire... ;-)
Pour nous, les "jeunes", une simple mise en bouche puisque nous nous sommes contentés d'un tronc à terre pour commencer, un petit obstacle facile pour continuer, passage de gué pente douce puis contre-haut pour sortir, contre-bas "en herbe", et obstacle "de franchise" à l'orée du bois, une sorte de moquette rouge (qui était d'ailleurs dans l'épreuve des 4 ans classique l'année où je les avais fait avec Maya, mais à l'époque la moquette était verte je crois).
Tout ça pour le plus grand plaisir du poulain et de moi-même : Il a l'air d'adorer ça !
Vivement la prochaine fois !
mercredi 26 mars 2008
Flash Back IV
Vient maintenant le tour de l'ultime destrier avant la poneyte jaune, qui n'est autre que sa soeur, ou plutôt devrais-je dire sa demi-soeur (par le père Ultra Beau II) et qui porte le doux nom de Maya du Couvent, et c'est aussi la demi-soeur de Quid, par la mère (Lady Godiva) cette fois ! Une vraie histoire de famille sous ma selle ! ;-)
L'année de ses 3 ans, mon instructeur de l'époque, à qui elle appartient, me demande de la débourrer. Je me souviens de la seule chute que j'ai faite avec elle : Mal sanglée (il ne fallait pas lui compresser le ventre à cette pauvre bichette ! lol), la selle s'est mise à tourner lorsqu'elle est partie au galop à la longe... Moi pas de rênes, rien pour me tenir, la selle qui tourne, la jument qui commence à croupionner et faire des sauts de cabri et HOP ! Tout le monde par terre ! ;-)
Mais à part cette péripétie, c'était une vraie crème au débourrage, on l'a vite emmenée dehors, et derrière un autre cheval, elle était tranquille.
L'année de ses 4 ans par contre, elle se révéla beaucoup moins sage... très très benête, à faire des écarts, des demi-tours et des tacatas toutes les 30 secondes pour une mouche qui s'envolait, un pétale de fleur pas de la même couleur que les autres ou un bruit suspect... De quoi avoir quelques surprises parfois en extérieur ! J'ai appris avec elle à serrer les genoux pour me tenir au cas où...
Anecdote 1 : Un matin d'hiver, tout gelé, balade sur la route. Soudain, au loin, une voiture bleue est arrêtée (depuis longtemps hein) et ne bouge pas. Qu'est-ce que c'est que cette voiture ? Et hop, ni une ni deux, voilà que Maya entreprend en un instant très fugace de sauter l'énorme fossé bordant ma route qui donne sur un contre-haut, un mètre plus haut... Grrrr, je me retrouve toute blanche là-haut, sans pouvoir bouger, des ronces et arbustes partout... On va pas sauter le fossé dans l'autre sens et aterrir sur le gelé quand-même ??? Bon, j'ai mon portable, ça vaut le coup d'essayer : "Allo ? Oui Jean-Claude, je suis coincée, venez me chercher !!!"
Anecdote 2 : Un après-midi printanier, un copain me rend visite. Il monte à cheval comme moi, il veut faire une balade en ma compagnie pour papoter.
Je lui propose : "Tu prends Doucette et je prends Maya, tu sais elle est con dehors..."
Lui, sans peur ni reproche : "Non mais tu rigoles ? Tu me files la vieille ? Non non non, je prends la jeune, toi la vieille !"
Hum, je la sens pas cette balade, et en même temps je veux pas le contrarier, il a l'air d'y tenir. Tout se déroule bien, elle a l'air sage pendant la moitié du chemin. On arrive vers une maison dans une pente bien raide goudronnée, je vais pour lui dire de reprendre ses rênes car un yorkshire à 2 balles surgit souvent de derrière les buissons et fait peur aux chevaux. Mais là j'ai pas le temps de commencer ma phrase : Elle anticipe le coup du clebs, fait volte face dans la descente et part plein cul, rentre dans Doucette une première fois qui du coup dévale la pente par la force des choses, et voilà que mon pote se retrouve accroché à l'encolure (sous l'encolure !) avec encore un pied dans l'étrier, à fond les bielles sur le bitume dans la descente... Un sursaut d'héroïsme me fait lui couper la route avec la "vieille" pour stopper sa course. Et vlan, elle s'arrête dans mon genou. Mon pote, verdâtre, descend tout tremblant et me dit "C'était moins une ! Elle est con cette jument !".
Bon, vu sous cet angle, Maya n'était pas la jument d'extérieur rêvée ! ;-) Par contre elle avait d'autres qualités, qui se sont depuis largement développées ! Assez bonne en dressage, avec un bon pas et un bon galop, elle était aussi très franche à l'obstacle, mais avec un style très "pendant". Sur le cross, chaque abord devait, l'année de ses 4 ans, être ponctué de coups de cravaches pour venir à bout des frayeurs infondées de la bête, mais en y regardant de plus près, je dois dire qu'elle était plutôt bonne en concours. Sur 3 sorties en 4 ans classique (une ne figure pas sur FFE compet allez savoir pourquoi ?), 2 premières primes et un ticket pour la finale, que nous n'avons malheureusement pas faite.
Voilà pour la grande soeur du Quidou, une toute bonne jument à présent qui ravit son propriétaire et son cavalier ! Et qui m'a durant quelques mois apporté beaucoup de joie et de plaisir de voir progresser un jeune sous ma selle en complet.
L'année de ses 3 ans, mon instructeur de l'époque, à qui elle appartient, me demande de la débourrer. Je me souviens de la seule chute que j'ai faite avec elle : Mal sanglée (il ne fallait pas lui compresser le ventre à cette pauvre bichette ! lol), la selle s'est mise à tourner lorsqu'elle est partie au galop à la longe... Moi pas de rênes, rien pour me tenir, la selle qui tourne, la jument qui commence à croupionner et faire des sauts de cabri et HOP ! Tout le monde par terre ! ;-)
Mais à part cette péripétie, c'était une vraie crème au débourrage, on l'a vite emmenée dehors, et derrière un autre cheval, elle était tranquille.
L'année de ses 4 ans par contre, elle se révéla beaucoup moins sage... très très benête, à faire des écarts, des demi-tours et des tacatas toutes les 30 secondes pour une mouche qui s'envolait, un pétale de fleur pas de la même couleur que les autres ou un bruit suspect... De quoi avoir quelques surprises parfois en extérieur ! J'ai appris avec elle à serrer les genoux pour me tenir au cas où...
Anecdote 1 : Un matin d'hiver, tout gelé, balade sur la route. Soudain, au loin, une voiture bleue est arrêtée (depuis longtemps hein) et ne bouge pas. Qu'est-ce que c'est que cette voiture ? Et hop, ni une ni deux, voilà que Maya entreprend en un instant très fugace de sauter l'énorme fossé bordant ma route qui donne sur un contre-haut, un mètre plus haut... Grrrr, je me retrouve toute blanche là-haut, sans pouvoir bouger, des ronces et arbustes partout... On va pas sauter le fossé dans l'autre sens et aterrir sur le gelé quand-même ??? Bon, j'ai mon portable, ça vaut le coup d'essayer : "Allo ? Oui Jean-Claude, je suis coincée, venez me chercher !!!"
Anecdote 2 : Un après-midi printanier, un copain me rend visite. Il monte à cheval comme moi, il veut faire une balade en ma compagnie pour papoter.Je lui propose : "Tu prends Doucette et je prends Maya, tu sais elle est con dehors..."
Lui, sans peur ni reproche : "Non mais tu rigoles ? Tu me files la vieille ? Non non non, je prends la jeune, toi la vieille !"
Hum, je la sens pas cette balade, et en même temps je veux pas le contrarier, il a l'air d'y tenir. Tout se déroule bien, elle a l'air sage pendant la moitié du chemin. On arrive vers une maison dans une pente bien raide goudronnée, je vais pour lui dire de reprendre ses rênes car un yorkshire à 2 balles surgit souvent de derrière les buissons et fait peur aux chevaux. Mais là j'ai pas le temps de commencer ma phrase : Elle anticipe le coup du clebs, fait volte face dans la descente et part plein cul, rentre dans Doucette une première fois qui du coup dévale la pente par la force des choses, et voilà que mon pote se retrouve accroché à l'encolure (sous l'encolure !) avec encore un pied dans l'étrier, à fond les bielles sur le bitume dans la descente... Un sursaut d'héroïsme me fait lui couper la route avec la "vieille" pour stopper sa course. Et vlan, elle s'arrête dans mon genou. Mon pote, verdâtre, descend tout tremblant et me dit "C'était moins une ! Elle est con cette jument !".
Bon, vu sous cet angle, Maya n'était pas la jument d'extérieur rêvée ! ;-) Par contre elle avait d'autres qualités, qui se sont depuis largement développées ! Assez bonne en dressage, avec un bon pas et un bon galop, elle était aussi très franche à l'obstacle, mais avec un style très "pendant". Sur le cross, chaque abord devait, l'année de ses 4 ans, être ponctué de coups de cravaches pour venir à bout des frayeurs infondées de la bête, mais en y regardant de plus près, je dois dire qu'elle était plutôt bonne en concours. Sur 3 sorties en 4 ans classique (une ne figure pas sur FFE compet allez savoir pourquoi ?), 2 premières primes et un ticket pour la finale, que nous n'avons malheureusement pas faite.
Voilà pour la grande soeur du Quidou, une toute bonne jument à présent qui ravit son propriétaire et son cavalier ! Et qui m'a durant quelques mois apporté beaucoup de joie et de plaisir de voir progresser un jeune sous ma selle en complet.
Flash Back III
Nous arrivons enfin au 3ème cheval qui m'emmena en complet, une jument cette fois-ci au passé chargé et à la fin tragique. Sa vie fut presqu'aussi chaotique que celle d'une rock star...
Deladoucette me fut confiée par les mêmes propriétaires que ceux de la poneyte jaune, comme vous avez pu le lire sur le site de cette dernière.
En résumé, avant moi, elle fut dressée par Christelle Chrétien qui a été championne de France des cavalières dans les années 80. Ensuite elle fit les épreuves jeunes chevaux avec sa propriétaire en Suisse. Puis elle attrapa la leptospirose et devint presqu'aveugle, sauvée in extremis par une opération de la cornée réalisée en Allemagne (si je ne m'abuse). Mise en suite au pré quelques années puis au Rouret, je la récupérai l'année de ses 10 ans.

Nos débuts furent difficiles, la jument étant très "sur le frein" à l'obstacle, ayant sans doute encore du mal à s'habituer à sa nouvelle vision "mono-oculaire". Beaucoup de qualités tant sur le plat que sur les barres n'empêchaient pas les coups de patins dans la foulée d'appel... J'ai d'ailleurs gagné quelques côtes cassées et autres contusions lors de mes chutes hebdomadaires (quasi à chaque fois qu'on sautait en fait !), et ce pendant quelques mois. Ensuite j'ai commencé à l'emmener sur le cross de Miribel, et là j'ai découvert que le fixe ne l'impressionnait pas du tout et qu'elle aimait beaucoup sauter "dans le train", contrairement à l'obstacle en carrière où il fallait sans doute lui "trouver" des bonnes places pour l'arranger.

Du coup je me suis décidée à braver la route pour la mettre dans une écurie de complet où je serais suivie : Cette jument était somme toute assez classique à monter sur le plat, sautait bien (quand elle en avait envie, certes) et adorait le cross, que demander de plus ? Bien m'en a pris puisque pendant 2 saisons de concours, et dès les premiers, nous avons enchaîné les classements et même (comble du bonheur pour moi qui n'en espérais pas tant !) des victoires. Sur 13 complets, 12 classements, 4 victoires, et un ICC de 143 la 2ème année... C'est aussi grâce à elle et à l'enseignement que je reçus ces années là que je me mis à comprendre et à appliquer un peu mieux les rudiments du dressage. Il était temps ! ;-)

Cependant, ce parcours fut semé d'embûches : Lors d'un complet à Moulins, après une épreuve, Doucette fit une colique de torsion qui se solda par une opération d'urgence à Lyon... Il fallut 6 mois pour qu'elle retrouve ses capacités, mais n'en fut pas du tout diminuée, toute battante et championne qu'elle était...
Le destin n'avait pas dit son dernier mot : L'été suivant, elle eut beaucoup moins de chance lorsqu'un éclair la foudroya dans son pré. Le choc pour moi, et pour tous ceux qui connaissaient les épreuves qu'elle avait traversées. Encore aujourd'hui me viennent aux yeux les larmes de chagrin d'avoir perdu si tôt celle que j'appelais le cheval de ma vie...

Deladoucette me fut confiée par les mêmes propriétaires que ceux de la poneyte jaune, comme vous avez pu le lire sur le site de cette dernière.
En résumé, avant moi, elle fut dressée par Christelle Chrétien qui a été championne de France des cavalières dans les années 80. Ensuite elle fit les épreuves jeunes chevaux avec sa propriétaire en Suisse. Puis elle attrapa la leptospirose et devint presqu'aveugle, sauvée in extremis par une opération de la cornée réalisée en Allemagne (si je ne m'abuse). Mise en suite au pré quelques années puis au Rouret, je la récupérai l'année de ses 10 ans.

Nos débuts furent difficiles, la jument étant très "sur le frein" à l'obstacle, ayant sans doute encore du mal à s'habituer à sa nouvelle vision "mono-oculaire". Beaucoup de qualités tant sur le plat que sur les barres n'empêchaient pas les coups de patins dans la foulée d'appel... J'ai d'ailleurs gagné quelques côtes cassées et autres contusions lors de mes chutes hebdomadaires (quasi à chaque fois qu'on sautait en fait !), et ce pendant quelques mois. Ensuite j'ai commencé à l'emmener sur le cross de Miribel, et là j'ai découvert que le fixe ne l'impressionnait pas du tout et qu'elle aimait beaucoup sauter "dans le train", contrairement à l'obstacle en carrière où il fallait sans doute lui "trouver" des bonnes places pour l'arranger.

Du coup je me suis décidée à braver la route pour la mettre dans une écurie de complet où je serais suivie : Cette jument était somme toute assez classique à monter sur le plat, sautait bien (quand elle en avait envie, certes) et adorait le cross, que demander de plus ? Bien m'en a pris puisque pendant 2 saisons de concours, et dès les premiers, nous avons enchaîné les classements et même (comble du bonheur pour moi qui n'en espérais pas tant !) des victoires. Sur 13 complets, 12 classements, 4 victoires, et un ICC de 143 la 2ème année... C'est aussi grâce à elle et à l'enseignement que je reçus ces années là que je me mis à comprendre et à appliquer un peu mieux les rudiments du dressage. Il était temps ! ;-)

Cependant, ce parcours fut semé d'embûches : Lors d'un complet à Moulins, après une épreuve, Doucette fit une colique de torsion qui se solda par une opération d'urgence à Lyon... Il fallut 6 mois pour qu'elle retrouve ses capacités, mais n'en fut pas du tout diminuée, toute battante et championne qu'elle était...
Le destin n'avait pas dit son dernier mot : L'été suivant, elle eut beaucoup moins de chance lorsqu'un éclair la foudroya dans son pré. Le choc pour moi, et pour tous ceux qui connaissaient les épreuves qu'elle avait traversées. Encore aujourd'hui me viennent aux yeux les larmes de chagrin d'avoir perdu si tôt celle que j'appelais le cheval de ma vie...

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