Mais hélas, le mois de novembre est encore loin, alors pour vous donner à manger sur le blog du poulain jaune, à vous mes chers lecteurs, je vais pour parler une fois encore de tout autre chose.
J'ai omis, sans doute à cause de mon emploi du temps surchargé (lol) de vous exposer mes dernières lectures. Je vais y remédier de suite !
J'ai lu avant l'épisode Pompadouresque (devrais-je dire Pompadou-grotesque ?) la méthode de Jean d'Orgeix (prêtée par mon maître à penser en matière d'équitation). Vous en avez certainement déjà entendu parler (de la méthode, pas du maître ! ;-)). C'est une bible, au sens premier du terme. C'est à dire qu'une fois lue, la méthode reste une encyclopédie pour savoir où situer le travail de son cheval. Et se souvenir de l'essentiel dans le dressage : La légèreté. Légèreté aux aides qui rime avec précision du travail à l'obstacle.
On a beaucoup cité D'Orgeix et on l'a décrié aussi. Je ne suis pas une experte en littérature équestre, malheureusement, mais je pense quoi qu'il en soit que cet ouvrage est un recueil de pensées MAJEUR. Le tirage est malheureusement épuisé, vous ne pourrez sans doute pas vous le procurer en librairie...
Il serait un peu long de vous citer tout ce qui m'a plu dans sa méthode. Voici quelques phrases qui m'ont marquée :A propos des bases doctrinales : "Nos premiers objectifs seront d'avoir un cheval calme et si possible gai. par ailleurs il devra ressentir la présence de l'homme qui l'incitera à rester en permanence en communication avec lui et l'amènera insensiblement, par une autorité calme, au sens et au goût de la soumission. Nous ne pouvons le dresser, c'est à dire lui apprendre certaines choses, que dans la mesure où il a également le sens du bien et du mal.
Les deux objectifs primodiaux du dressage sont pour nous la souplesse musculaire et la légèreté."
A propos de la "mécanisation" : "Durant les temps de travail, il est fondamental de toujours demander quelque chose. Il ne faut jamais rester à une même allure, dans une même condition de travail. Dès que le cheval a obéi à un ordre, il ne doit pas s'écouler plus de 3 secondes avant que le cavalier n'en donne un nouveau. C'est grâce à cette base doctrinale que nous mettrons notre cheval en impulsion.
Ne pouvant distraire son attention, constamment sollicitée, le cheval finit par guetter les ordres ; dès lors, il y répond forcément vite et généreusement, ce qui peut se traduire par le grand mot, qui résume presque toute la haute équitation : L'IMPULSION !"
A propos de l'idée qu'il faut faire travailler les chevaux "l'encolure tendue vers le bas" : "Combien de fois, parlant à de jeunes cavaliers et à de jaunes instructeurs, nous sommes-nous entendu déclarer : "Mais alors, vous dites exactement le contraire de ce que l'on nous a appris..." Eh oui! C'est affreux mais c'est ainsi. C'est affreux parce que presque toute l'instruction équestre française actuelle est à contre-pied de la bonne, de la vraie équitation."
J'essaie de vous en parler dans les jours à venir !
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