Si vous avez bonne mémoire, depuis que j'ai participé à un stage sur le plat avec Didier Dhennin, je monte (ou du moins j'essaie) le jaune selon les principes que ce champion des jeunes chevaux m'a inculqués.
Persuadée du bien fondé de sa politique, qui est, en gros, de monter fort tendu vers le haut les chevaux comme Quid qui ne franchissent pas franchement leur mors, malgré le fait qu'il n'ait pas de dos (oui parce que la logique voudrait qu'on le descende à mort pour le lui faire justement !), j'ai donc tenté de garder à l'esprit cette façon de faire, qui, dans un premier temps m'a permis de gagner beaucoup de contrôle, de soumission, et d'engagement de la part de ma monture. Pourtant, petit à petit, les conseils devaient sans doute s'estomper, et moi j'ai dû mal orienter les consignes données, car le jaune s'est mis à croire que courir à donf, c'était le but même d'une séance, alors qu'en fait ce n'était pour moi que les prémices d'un travail qui aurait consisté à ce qu'il redescende ensuite en pression pour accepter de ralentir le tout, de lui-même, un peu comme si c'était plus confortable à force d'être poussé, de se relâcher pour enfin prendre le temps de poser ses pieds...
Le double problème est le suivant :
- J'ai la fesse électrique, c'est une évidence. Donc sur un cheval déjà hyper sensible et électrique lui aussi, "vas-y que j'te pousse" ça le conforte un peu trop dans son idée de départ... lol
- Il prend une sacrée condition le salaud, à force de courir longtemps, vite, tonique, et je crois bien que ce ne sont alors pas les fibres lentes qui prennent du muscle, mais les autres, celles dont je n'ai pas trop besoin, celles qui servent juste à sortir d'une boîte de départ à fond... ;-)
Du coup, tout ça pour vous dire que depuis un certain temps, je me demande bien par où le prendre cet asticot. Et mercredi, j'ai eu un bout de réponse : Il faut que je le ralentisse, qu'il se plie (vraiment), quitte à lui mettre le nez dans le poitrail pour qu'il se relâche, mais il faut qu'il prenne le temps de faire ses mouvements pour d'une part se muscler là où il faut, et d'autre part se clamer dans sa façon de voir le travail.
A la longe, il a bien compris qu'il ne servait à rien de courir. Maintenant, il ne me reste plus qu'à faire de même à cheval. Chez Stan, j'ai donc fait moult voltes avec le nez "rentré", l'encolure ployée, et en ralentissant un max les allures, qu'il se tienne sans courir, qu'il écoute sans se défendre à la moindre action de main. Je vais tenter de poursuivre ce travail en variant les attitudes bien sûr, mais il faut que moi aussi dans ma tête j'accepte de prendre le temps de faire les choses lentement, et de ne pas me focaliser sur l'engagement à tout prix. Pour le développement de sa foulée, je lui fais confiance, y'aura pas besoin de beaucoup le pousser pour qu'il parte au trot moyen le fauve ! :-)
Allez, un petit extrait de la séance "pliage de cou" et décontraction :
Persuadée du bien fondé de sa politique, qui est, en gros, de monter fort tendu vers le haut les chevaux comme Quid qui ne franchissent pas franchement leur mors, malgré le fait qu'il n'ait pas de dos (oui parce que la logique voudrait qu'on le descende à mort pour le lui faire justement !), j'ai donc tenté de garder à l'esprit cette façon de faire, qui, dans un premier temps m'a permis de gagner beaucoup de contrôle, de soumission, et d'engagement de la part de ma monture. Pourtant, petit à petit, les conseils devaient sans doute s'estomper, et moi j'ai dû mal orienter les consignes données, car le jaune s'est mis à croire que courir à donf, c'était le but même d'une séance, alors qu'en fait ce n'était pour moi que les prémices d'un travail qui aurait consisté à ce qu'il redescende ensuite en pression pour accepter de ralentir le tout, de lui-même, un peu comme si c'était plus confortable à force d'être poussé, de se relâcher pour enfin prendre le temps de poser ses pieds...
Le double problème est le suivant :
- J'ai la fesse électrique, c'est une évidence. Donc sur un cheval déjà hyper sensible et électrique lui aussi, "vas-y que j'te pousse" ça le conforte un peu trop dans son idée de départ... lol
- Il prend une sacrée condition le salaud, à force de courir longtemps, vite, tonique, et je crois bien que ce ne sont alors pas les fibres lentes qui prennent du muscle, mais les autres, celles dont je n'ai pas trop besoin, celles qui servent juste à sortir d'une boîte de départ à fond... ;-)
Du coup, tout ça pour vous dire que depuis un certain temps, je me demande bien par où le prendre cet asticot. Et mercredi, j'ai eu un bout de réponse : Il faut que je le ralentisse, qu'il se plie (vraiment), quitte à lui mettre le nez dans le poitrail pour qu'il se relâche, mais il faut qu'il prenne le temps de faire ses mouvements pour d'une part se muscler là où il faut, et d'autre part se clamer dans sa façon de voir le travail.
A la longe, il a bien compris qu'il ne servait à rien de courir. Maintenant, il ne me reste plus qu'à faire de même à cheval. Chez Stan, j'ai donc fait moult voltes avec le nez "rentré", l'encolure ployée, et en ralentissant un max les allures, qu'il se tienne sans courir, qu'il écoute sans se défendre à la moindre action de main. Je vais tenter de poursuivre ce travail en variant les attitudes bien sûr, mais il faut que moi aussi dans ma tête j'accepte de prendre le temps de faire les choses lentement, et de ne pas me focaliser sur l'engagement à tout prix. Pour le développement de sa foulée, je lui fais confiance, y'aura pas besoin de beaucoup le pousser pour qu'il parte au trot moyen le fauve ! :-)
Allez, un petit extrait de la séance "pliage de cou" et décontraction :
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