dimanche 29 mai 2016

Changement de cap

Plusieurs mois se sont écoulés, et de l'eau a coulé dans les gués depuis mes derniers articles...
Lentel m'a appris beaucoup de choses, et j'ai tenté ma chance en début de saison à Brazey, en CL3 directement, après avoir constaté que la hauteur n'était pas un problème pour elle....

Nous fîmes double sans faute, avec un cross telle une balade de santé pour elle, mais un dress digne de mes pires reprises de ma vie de cavalière. 



Je savais que j'allais me ramasser en dressage, car cette frite n'était décidément pas faite pour trotter gentiment en rond et enchaîner des figures de dressage sans broncher. Marcher au pas me semblait complètement une utopie, à tel point que je désespérais déjà depuis quelques mois de réussir à en faire quelque chose dans cette discipline.

Parallèlement à ces soucis de soumission sur le plat, je ne pouvais que constater que sauter était un peu une seconde nature pour elle, des barres ou des troncs, peu lui importait...

Mais j'aime trop le dressage, et je suis descendue bien trop souvent de son dos en larmes, me répétant quotidiennement que je n'y arriverai peut-être jamais, pour supporter ça longtemps. Alors je fis ce qui me semblait le plus logique : Je lui cherchai une nouvelle maison pour de l'obstacle, où son ou sa nouvelle cavalière ne serait pas agacé(e) par son trop plein de sang chaud.

 Et au bout de quelques essais, la première cavalière amateur venue sur les conseils d'un entraîneur de CCE du coin, sauta sur l'occasion et fut enchantée de cette frite avec de gros moyens, un cœur immense et du gaz à revendre !


Voilà pour le rattrapage en quelques lignes de ces derniers mois. Ce ne fut pas une décision facile, surtout que je reste persuadée que pour m'emmener faire des gros cross comme je n'ai jamais fait, c'était bien cette jument là qu'il me fallait. Mais combien de séances de cross ou de concours en regard des jours où on se balade et on travaille le dressage ? C'est cette balance que j'ai faite dans ma tête qui m'a permis de me raisonner et d'abandonner, peut-être un peu vite certes, le challenge...
Je crois aussi que je suis plus à l'aise sur les chevaux froids qu'il faut "envoyer", que sur les cocottes-minute prêtes à exploser à tout instant. Parfois il ne faut pas avoir honte de renoncer et accepter qu'on ne peut pas réussir avec tous les chevaux. 

Je me réjouis désormais pour Lentel et sa nouvelle cavalière, qui se sont bien trouvées, et qui enchaînent déjà des sans faute en 115, le projet de sa nouvelle propriétaire étant d'aller un jour faire des 130/135 : Bel objectif !


1 commentaire:

Steph a dit…

Hello !
Je suis entièrement d'accord avec toi sur le fait qu'on ne peut pas réussir avec tous les chevaux, et que souvent on a un type de cheval qui nous correspond mieux ( surtout qu'on est des amateurs hein ?). C'est un peu comme dans un couple, on ne peut pas s'entendre avec tout le monde ! Donc c'est une sage décision de renoncer . De plus l'objectif premier (en tout cas pour moi) est quand même de se faire plaisir , alors si monter provoque des larmes, il faut prendre une décision. Et c'est encore mieux quand on leur trouve une bonne maison ! Voilà, bonne route avec ta nouvelle frite !