lundi 13 octobre 2008

Des nouvelles du gommivore

Le gommivore va bien, merci pour lui.

Il n'en va pas toujours de même avec mes nerfs, mais aujourd'hui, je dois avouer que la journée s'est plutôt bien passée. Une seule croix comportement à déplorer, pas de punition donc, pour la première fois ! Il faut dire que je l'ai déplacé, très légèrement (il était seul en face de moi au centre, au premier rang) sur le côté, de façon à ne pas toujours l'avoir dans mon champ de vision, de sorte que lorsqu'il s'agite, fait de grands gestes (il aime bien secouer les bras en regardant en l'air) ou roule des yeux comme un mort-vivant ou tire la langue, je ne le vois pas forcément, ce qui a pour conséquence majeure que je suis bien plus zen en classe, que je ne crie pas ou peu, et que du coup tout se déroule de façon bien plus décontractée. Pour tout le monde.
Bref, tout est bien qui finit bien !
Ouais, enfin, en surface, car en vérité, le gommivore me fait un peu de peine. Son milieu familial est pour le moins peu enviable. Cet après-midi par exemple, il avait rendez-vous avec une rééducatrice qui va le prendre en charge une fois par semaine pour l'aider à devenir un élève. Sauf que le fameux rendez-vous était prévu depuis la semaine dernière et nécessitait la présence des parents, qui avaient forcément oublié... Du coup pas de rendez-vous, pas de prise de décision, pas d'accord de la famille = pas d'aide.
Y'a plus qu'à recommencer le petit manège au portail "Voici l'enveloppe qui contient la date de votre prochain RV avec la maître G, votre présence est obligatoire, nous ne pourrons commencer l'aide sans votre accord, merci de noter cette date et de confirmer rapidement...etc."
La semaine dernière, il n'est pas venu au soutien du matin, alors que le dispositif n'a débuté que depuis une semaine...
Depuis la rentrée, la maîtresse que je remplace et moi-même insistons lourdement chaque semaine, dès que nous voyons la mère, pour que le gommivore porte ses lunettes. Il les aurait parait-il cassées, juste avant la rentrée, et ne pourrait obtenir un rendez-vous que dans 2 mois et demi, minimum. En attendant, il ne voit rien ou presque de loin et de près (5/10 aux deux yeux).
C'est à se demander si ses parents ont envie de mettre toutes les chances de son côté pour qu'il s'en sorte.

Comme dirait Maxime : "On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille... On choisit pas non plus les trottoirs de Manille..."

dimanche 12 octobre 2008

Un blog à suivre

Perso, je m'y suis abonnée, je l'aimais déjà beaucoup au grand journal, il est sans doute formidable en tant que journaliste politique à la radio, voici son blog que j'ai découvert il y a peu de temps :
Le blog de Jean Michel Aphatie

mercredi 8 octobre 2008

Souvenir d'un jour pluvieux


A vous de trouver quand et où ! :-)
Indice : j'avais des raisons de faire la gueule.

jeudi 2 octobre 2008

Sans commentaires

- Maîtresse !!!! Y'a le gommivore qui m'a fait des misères à la récré... (Mine dépitée)
- Vas-y je t'écoute. (regard trucidant en direction du dit gommivore)
- Eh ben il m'a dit : "Ferme les yeux et ouvre la bouche." Et il m'a mis un caillou dedans !
- ... :-O



Là, c'est très très dur de garder son sérieux, j'vous jure...

mercredi 1 octobre 2008

Le temps passe

Mais hélas, le mois de novembre est encore loin, alors pour vous donner à manger sur le blog du poulain jaune, à vous mes chers lecteurs, je vais pour parler une fois encore de tout autre chose.

J'ai omis, sans doute à cause de mon emploi du temps surchargé (lol) de vous exposer mes dernières lectures. Je vais y remédier de suite !

J'ai lu avant l'épisode Pompadouresque (devrais-je dire Pompadou-grotesque ?) la méthode de Jean d'Orgeix (prêtée par mon maître à penser en matière d'équitation). Vous en avez certainement déjà entendu parler (de la méthode, pas du maître ! ;-)). C'est une bible, au sens premier du terme. C'est à dire qu'une fois lue, la méthode reste une encyclopédie pour savoir où situer le travail de son cheval. Et se souvenir de l'essentiel dans le dressage : La légèreté. Légèreté aux aides qui rime avec précision du travail à l'obstacle.
On a beaucoup cité D'Orgeix et on l'a décrié aussi. Je ne suis pas une experte en littérature équestre, malheureusement, mais je pense quoi qu'il en soit que cet ouvrage est un recueil de pensées MAJEUR. Le tirage est malheureusement épuisé, vous ne pourrez sans doute pas vous le procurer en librairie...

Il serait un peu long de vous citer tout ce qui m'a plu dans sa méthode. Voici quelques phrases qui m'ont marquée :

A propos des bases doctrinales : "Nos premiers objectifs seront d'avoir un cheval calme et si possible gai. par ailleurs il devra ressentir la présence de l'homme qui l'incitera à rester en permanence en communication avec lui et l'amènera insensiblement, par une autorité calme, au sens et au goût de la soumission. Nous ne pouvons le dresser, c'est à dire lui apprendre certaines choses, que dans la mesure où il a également le sens du bien et du mal.
Les deux objectifs primodiaux du dressage sont pour nous la souplesse musculaire et la légèreté."

A propos de la "mécanisation" : "Durant les temps de travail, il est fondamental de toujours demander quelque chose. Il ne faut jamais rester à une même allure, dans une même condition de travail. Dès que le cheval a obéi à un ordre, il ne doit pas s'écouler plus de 3 secondes avant que le cavalier n'en donne un nouveau. C'est grâce à cette base doctrinale que nous mettrons notre cheval en impulsion.
Ne pouvant distraire son attention, constamment sollicitée, le cheval finit par guetter les ordres ; dès lors, il y répond forcément vite et généreusement, ce qui peut se traduire par le grand mot, qui résume presque toute la haute équitation : L'IMPULSION !"

A propos de l'idée qu'il faut faire travailler les chevaux "l'encolure tendue vers le bas" : "Combien de fois, parlant à de jeunes cavaliers et à de jaunes instructeurs, nous sommes-nous entendu déclarer : "Mais alors, vous dites exactement le contraire de ce que l'on nous a appris..." Eh oui! C'est affreux mais c'est ainsi. C'est affreux parce que presque toute l'instruction équestre française actuelle est à contre-pied de la bonne, de la vraie équitation."

Ensuite, ma chère Hortense m'a prêté deux livres d'un certain Jérôme Garcin : Perspectives cavalières et Cavalier seul. J'ai terminé le premier, le second est en train de se lire.
J'essaie de vous en parler dans les jours à venir !